De la difficulté d’avoir un enfant

De la difficulté d’avoir un enfant

 

”  Face à mon ordinateur, je cherche les mots justes. Les mots qui ne choqueront pas, les mots qui seraient politiquement acceptables. Mais ils n’existent pas. Pas dans ces situations-là… Des mois et des mois qu’ils sont dans ma tête, dans mon coeur et que je ne peux pas les coucher sur papier (ou sur écran). Parce que je veux absolument occulter tout ce qui a attrait à la grossesse. “

Voilà ce que j’écrivais en octobre 2018, après avoir encore vu qu’une blogueuse annonçait sa grossesse sur Instagram. Aujourd’hui je veux partager avec vous cet article qui dort dans les brouillons du blog depuis un an. Un an pendant lequel tout a changé dans ma vie mais qui n’effacera jamais ce que j’ai pu ressentir pendant tout ce temps d’essais. Et j’espère que certaines pourront également se retrouver dans ce que je vais partager. Vous n’êtes pas seules. ❤️

Le projet bébé

 

Avoir un enfant a toujours été une évidence pour moi. D’ailleurs pas qu’un, trois. Dès le début de notre relation avec Adrien on en avait parlé. Venant tous les deux d’une fratrie de trois enfants, on s’est mis d’accord assez rapidement. Et comme beaucoup de personnes on s’est fait un plan de vie : CDI, mariage, appart, enfant. Première erreur que celle d’attendre le soi disant « bon moment » pour lancer les essais bébés. Je me rappelle même qu’avant notre mariage je faisais super attention de ne pas tomber enceinte parce que ce serait quand même “la plaie de pas pouvoir profiter“. Maman me disait que ce n’était pas si grave, qu’il ne fallait pas tout calculer tout le temps. Mais nous étions loin de nous imaginer que tout n’irait pas hyper vite et donc j’étais sûre de vouloir attendre que notre mariage passe.

Au départ il est facile de continuer à y croire même quand les règles arrivent tous les mois. C’est normal après tout. C’est un peu comme la loterie et nous ce sera peut-être pour la prochaine fois. En parallèle, ma gynécologue voudrait bien qu’on aille plus loin dans la détection de mon endométriose. On nous parle de refaire des IRM, d’aller dans des centres spécialisés voir même de penser à une opération. Mais pour moi c’est impossible. J’ai une peur bleue des hôpitaux et je n’ai plus envie d’aller passer des tonnes d’examens pour sans cesse les mêmes résultats.

Un an plus tard, la grossesse n’est toujours pas là. Les gens te donnent des milliers de conseils avec mon préféré : « Il ne faut surtout pas y penser ». Sérieusement, les gens qui ont réussi du premier ou deuxième coup à avoir un enfant, arrêtez avec cette phrase et ce conseil de merde ! Ne pas y penser ? Ok pour les premiers essais ! Mais quand ça fait longtemps qu’on essaie, bien sûr qu’on y pense ! Tout le temps même. On prend de l’acide folique depuis six mois tous les matins donc déjà on y pense tous les matins, on est obnubilés par chaque petit symptôme pendant la deuxième partie du cycle en espérant que nos seins ont grossis ou qu’«on voit les veines vachement bien tu trouves pas ?», et au moindre petit retard on file acheter un test de grossesse.

Les cycles sans espoir

 

Et puis le temps passe, les essais aussi et la conviction qu’il y a un souci subside. Mais comme pour l’endométriose, comme pour ma thrombose on va m’expliquer poliment, parfois pas très gentiment que c’est normal. « Vous savez madame, avoir un enfant ça prends du temps» Ah oui ? Vraiment ? Ok, j’ai envie de vous croire alors. Mais est-ce que les filles qui ont mis plus d’un an et demi peuvent se manifester ? Parce qu’autour de moi ça pond ! Et dans tous les sens. Et ça n’arrive pas au bout de plusieurs mois. Non c’est du premier coup. Avec la petite phrase qu’on adore entendre « On pensait pas que ça arriverait si vite. » Putain mais connasse tu t’attendais à quoi ? Voilà ce que je pense à chaque fois qu’on m’annonce une nouvelle grossesse. Et en écrivant ces quelques lignes je me rends compte à quel point je suis détestable. C’est quoi cette envie pourrie ? C’est quoi ce sentiment ignoble qui est à l’opposé de toutes mes valeurs et de tout ce que je suis.

Je pleure à chaque annonce de grossesse de mon entourage ou que je vois sur les réseaux sociaux. Je me désabonne de toutes ces filles qui postent quinze fois par jour leur bidon sous toutes les coutures avec des phrases du genre « six mois de toi… » 🙄 ou pire qui débute dès la grossesse un partenariat rémunéré. 🤢 Je ne supporte plus les trois minutes d’attente, à fixer le test de grossesse en espérant voir une deuxième ligne apparaitre. Je n’en peux plus de répondre qu’« on prend notre temps » ou qu’ « on profite de notre vie à deux » à tous ces gens qui nous demandent « c’est pour quand alors le premier bébé ? ». Pourquoi ne pas simplement dire qu’on y arrive pas ? Pourquoi tout ce tabou autour de la difficulté de tomber enceinte ?

Et puis un jour c’est ton tour. Toi aussi tu tombes enfin enceinte. T’as du mal à le croire. Tu as d’ailleurs bien fait de pas trop y croire, comme ça, ça a rendu ta fausse couche plus acceptable. Oui parce que toi, même quand ça arrive, ça ne tient pas. Et tu ne comprends pas. Encore une fois tu ne comprends pas pourquoi tu n’as pas le droit à cette expérience de vie. Sans compter qu’une fausse couche c’est tabou. Ohlalalala personne n’en parle, personne n’explique les contractions que tu vas ressentir quand tu vas l’expulser naturellement, le petit morceau que tu peux (ou pas) trouver quand tu iras aux toilettes, la peine que tu auras pendant des semaines, le traumatisme que ça laissera si tu retombes enceinte. Cette grossesse que tu renies mais qui te suivra toujours dans ton dossier médical et qui sera toujours considéré comme ta première grossesse.

Enfin on finit par te prendre au sérieux. Et on te prescrit les premiers examens. Un pour monsieur, deux pour madame. J’ai eu l’incroyable chance que ma gynécologue ne fasse pas tout porter à la femme avant de s’intéresser à monsieur. Dès mon premier examen (hystérographie), le verdict tombe : si je ne tombe pas enceinte dans les trois mois, il faudra songer à l’opération.

Alors quel est le sens ? Quelle est la leçon que je dois retenir de tout ça ? Comment est-ce que je peux arrêter de me culpabiliser ? De m’inquiéter de ne pas offrir à Adrien ce à quoi il a le droit ? Comment est-ce que je vais pouvoir supporter les mères au supermarché qui me regardent avec un petit sourire en me disant « Vous n’avez pas d’enfants ? Profitez-en parce qu’après… » Après quoi ? Après tu as le droit de créer ta famille ? Après t’as le droit au bonheur que t’attends depuis des années ?

echographie premier trimestre

C’est pour de vrai ?

 

Et puis Noël arrive, ce cycle où tu sais déjà dès le milieu que c’est foutu ! La grippe qui débarque sans prévenir juste avant les fêtes. Les médicaments à foison, cette température qui frôle les 40 degrés… Par quel miracle un petit sac pourrait s’accrocher alors que quand tout va bien et que j’ai un rythme de vie hyper sain, ça ne fonctionne pas ? Peut-être parce que c’est Noël, que je suis bien trop accro aux téléfilms de TF1 et M6 et que dans ces histoires là que j’ai regardé en boucle en étant malade, tout finit toujours bien. La fille frustrée et désabusée retrouve goût à la vie et se met à nouveau à croire aux miracles de Noël après que sa vie prenne le chemin qui lui était destiné… Ou peut-être qu’il n’y a pas d’explications. Parce que la vie est illogique, imprévisible et parfois injuste. Alors quand les règles ne sont pas là, je ne fais pas de test de grossesse. Je sais que ça ne va pas tarder à arriver. J’en ai marre des déceptions. Et puis un jour passe, deux jours… et le doute qui s’installe. Le doute qu’on rejette mais qui nous pousse à 5h30 du matin à allez faire pipi sur un stick le 31/12/2018. Histoire d’effacer cette année d’attente et de désespoir le lendemain. Mais la deuxième ligne apparaît. Ou plutôt “l’ombre d’une ombre” comme on aimait le dire avec ces filles rencontrées sur Internet dans un groupe de paroles. Je leur demande leur avis et elles sont unanimes : je dois allez faire une prise de sang. Positif. Encore. Cette fois je n’appelle pas ma maman, je ne saute pas de joie. Je suis prudente et stressée. Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterais plus tard. 😉

Si vous êtes en essais, que ça tarde à venir, que vous êtes en PMA ou que vous avez quelconque infertilité, ne vous sentez plus coupable de :

  • détester la femme à qui vous laissez la place dans le métro
  • dépenser trop d’argent en tests de grossesse
  • pleurer à chaque annonce de grossesse de vos proches
  • d’avoir écumé tous les forums pour trouver des histoires proches des vôtres
  • d’insister encore et encore pour qu’on vous prenne au sérieux peu importe votre âge
  • dire que ça n’arrive pas et qu’il faut arrêter avec cette pression autour de la maternité
  • ne pas y arriver tout simplement. Ce n’est pas de votre faute.

 

Vous n’êtes pas seules. N’hésitez jamais à en parler et à ouvrir les consciences autour de vous. 🧡

 

 

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46 Commentaires

  1. Charlotte
    13 octobre 2019 / 20 h 24 min

    Coucou Joséphine. Ton article m’a fait pleurer. Alors je ne suis pas dans le même cas que toi. Mais moi aussi j’ai envie de devenir maman. Le souci c’est que je vais avoir 30 ans et que je me suis fait largué par mon copain avec qui j’étais depuis 3 ans et cette pression qu’on a de l’extérieur quand tu vois tes proches ou autre t’annoncer oh je suis enceinte ou un tel vont être parents a chaque fois ça me frustre car j’aimerais être cette un tel aussi mais maintenant impossible. Pourquoi car je dois reconstruire ma vie et ça prend un certain temps et je sais que ce ne sera pas pour tout de suite. En tout cas tu t’es accrochée et n’a pas perdu espoir et ton petit être est une des meilleures choses de la vie.
    Je te souhaite d’avoir les deux autres comme tu l’espères il n’y a pas de raison.
    En tout cas merci pour ton article car même si nos histoires ne sont pas similaires je m’y retrouve un peu.

  2. Pauline
    13 octobre 2019 / 20 h 30 min

    Étant maman j’ai pleuré en lisant ton article.. t’es mots sont parfaitement bien choisis et je suis si touchée par ton histoire mais tellement heureuse de savoir que vous êtes à présent 3 ♡

  3. Vanessa
    13 octobre 2019 / 20 h 31 min

    Coucou, venant d’un parcours PMA ton histoire me touche… je comprends chacun de tes mots. Je suis maman de jumeau après 3 ans d’essai dont 1 de Pma mais la souffrance d’espérer un + sera malheureusement toujours la même si aujourd’hui j’ai mes petits bonheurs.

    Bisous

  4. Wini
    13 octobre 2019 / 20 h 37 min

    Ton article est superbe ! Tu as raison d’encourager les personnes en attente de bébé à extérioriser !
    Personnellement je suis enceinte de 3 mois et je suis tombé enceinte très vite (au bout de 3 mois)… mais justement la rapidité a été très dure à gérer, et j’ai eu un début de grossesse ou j’avais du mal à accepter et à être épanouie…
    Du coup je gardais pour moi et je culpabilisais en pensant justement à toutes ses personnes qui n’y arrive pas…
    Mais au bout d’un moment j’ai dis stop, j’ai assumée auprès de tout le monde mal vivre ma grossesse… j’ai beaucoup extériorisée justement, et maintenant je suis là plus heureuse
    Quoi qu’il ce passe, je pense que c’est bien dans parler et qu’il n’y ai pas de tabous !!
    Merci pour ton article, vivement le prochain 🙂

  5. Dounia
    13 octobre 2019 / 20 h 40 min

    Wouahhh, quel magnifique article.
    Une des raisons pour lesquels je suis toujours présente sur ton blog c’est pour la façon dont tu arrives à parler des sujets dont personne ou du moins très peu de personne ne parle.
    Merci de nous partager la réalité de la chose, de nous montrer que tomber en enceinte n’est pas si facile et surtout que tout le monde ne tombe pas enceinte juste après avoir arrêté la pilule.
    Tes articles ont un réel impact, un réel message et permette de se sentir moins seule, je te remercie donc mille fois pour ça.

    Hâte du prochain article !

    Des bisous

  6. Sowinterfall
    13 octobre 2019 / 20 h 41 min

    Coucou j’ai adoré cet article, tellement personnel mais tellement général aussi. Je ne suis pas en essai bébé et je ne pense pas avoir de soucis coté conception mais je me suis retrouvé dans ce que tu écrit car on a toujours la question alors le mariage et les enfants c’est pour quand et que tu répond pas pour le moment et que les gens te répondent mais ça fait 6 ans que tu vous êtes ensemble ? Oui mais ça ne change rien ou quand tu jalouse les femmes qui ont sont enceinte mais que toi tu ne peux pas l’être car tu as des problèmes de santé ou quand toi tu as déjà prévu quand tu veux tomber enceinte pour des raisons évidentes pour toi mais que les gens te répondent qu’il ne faut pas trop prévoir… alors tu as entièrement raison il faut déculpabiliser de tout ça et vivre sa vie de femme et de couple comme on l’entend !
    Merci Joséphine

  7. Dodo
    13 octobre 2019 / 20 h 41 min

    Tout d’abord félicitations !

    Merci pour cet article sincère et qui reflète exactement mon état d’esprit actuel.

    Un an d’essai, les amies et connaissances qui tombent les unes après les autres enceintes, des pépins de santé ça chez chéri puis forcément l’exam fertilité du chéri qui est pas bon non plus… mais je m’accroche, je pense à autre chose comme on me l’a répété et j’esquive cette foutue question (« alors c’est pour quand vous ?! »). Et un jour peut être que ce sera mon tour !
    Bisous et encore merci ça fait du bien de savoir qu’on est pas bizarres…

  8. Morgane
    13 octobre 2019 / 20 h 45 min

    Coucou Joséphine ! Tout comme vous, nous avons attendu être stable

    • Morgane
      14 octobre 2019 / 12 h 15 min

      Désolé le message s’est enregistré alors que je n’avais pas fini d’écrire.
      Nous avons mis 2 ans 1/2 avant que je tombe enceinte. J’ai passé des examens gynéco et des bilans sanguins hormonaux, les résultats étaient tous normaux, pas de kystes aux ovaires, pas d’endométriose. Mon chéri à donc lui passer un spermmogramme tout à fait normal aussi. Pourquoi je ne tombe pas enceinte alors ?
      Tout comme toi j’avais de plus en plus de mal a me réjouir des annonce de grossesse autour de moi, ainsi que des ”ça va venir, faut pas y penser”
      J’ai donc eu recours à une stimulation ovarienne pour tomber enceinte.
      Depuis nous sommes les heureux parents d’une petite fille qui aura 7 mois demain !
      Félicitations pour l’arrivée de votre petit garçon, profitez de tout à fond, ça passe tellement vite !
      Bisous

  9. Nathalie
    13 octobre 2019 / 20 h 48 min

    Bonjour , Joséphine .voilà des années que je regarde tes videos et te suis sur les réseaux. Malheureusement ,je suis dans le même cas.Cette injustice où en plus le compte est à rebours pour moi et oui les joies de la quarantaine .Je me souviens lorsque j’étais enfant ,je me disais un jour je serai maman …et bien NON . De plus les médecins ne souhaitent pas retenter une FIV .Alors je me raccroche à la chaîne,et mon ange gardien.Pour être honnête ,tu sais se qui me fait le plus mal? Le fait de faire subir ma malchance à mon mari . Pourquoi lui? Il sacrifie son bonheur pour moi . Du moins pour le moment ,la vie est tellement cruelle . Les moments qui m’agace tu entendre des personnes qui disent , tu as le temps ,tu n’as pas d’enfant .Ba oui ,mais se que vous n’avez pas le temps de faire. Moi je le fais.Le pire est d’entendre ..bientot la fin des vacances , enfin on va être tranquille.Mon Dieu ,mais la chance que vous avez ,vous veretz si un jour la vie vous le prend votre enfant. Biensur ,je le sais bien , on dit parfois des choses que l’on ne pense pas. Les moments que j’adore , voir les enfants rire dans les cours de récréation , j’adore ce côté si naïf ..La joie de vivre. Tous les soirs j’ai cette idee ,cette pensée “Il me manque quelque chose” .Tu sais ce vide . Parois ,on me dit “je comprend ” Non car personne est à notre place . Quel est le but de ma vie? Oui ,vivre car je l’avoue je ne suis malheureuse loin de là. Mais il y a ce vide , penser futur pour qui ? Oui ,mon mari mais apres ? Et ces douleurs , cette endometriose , où les règles qui me servent à quoi ?Et jour la ménopause , qui aura servi à quoi ? Mais J avançe tete haute …et je ne souhaite à personne cette épreuve . Mercî pour ce bel article .Bisous ma belle .Unclicunsourir .

    • Nathalie
      13 octobre 2019 / 21 h 16 min

      Je suis Desolée pour les fautes ,je n’ai pas relu mon commentaire .

  10. 13 octobre 2019 / 20 h 48 min

    Merci pour cet article! J’ai maintenant 3 enfants issus de trois parcours très différents mais ayant pour dénominateurs communs un désir viscéral d’être maman, leur maman. Quand je repense à celle que j’étais il y a 7 ans, la première de mes amies à avoir envie d’avoir un enfant, mais celle qui les a toute vue tomber enceinte quand mon ventre restait desperement vide, et bien je culpabilise… merci de dire qu’envier, voire jalouser son entourage est normal, humain! C’est si difficile de voir des gens qui l’ont moins désiré que toi accéder au graal que la parentalité représente pour toi… et si difficile surtout de ne pas savoir quelle sera l’issue… j’en profite pour te féliciter pour la naissance de votre petit garçon et vous souhaiter beaucoup de bonheur, mais je suis certaine que vous allez profiter de chaque instant

  11. Sarah
    13 octobre 2019 / 20 h 52 min

    Bon. Bah. Pfiouf. Bref voilà. Merci.

    Je suis assez preneuse du nom de ce groupe de parole ? Ayant très peu d’amis, je n’ai pas l’occasion d’en parler, mais je crois qu’après 1an et quelques mois je commence à avoir besoin d’extérioriser.

    Merci.

  12. Elodie
    13 octobre 2019 / 20 h 55 min

    Ma belle Josephine.
    Je trouve cela tellement courageux et touchant de parler avec autant de sincérité. C’est vrai que la société nous met beaucoup de pression pour avoir des enfants alors quand les choses ne se passent pas aussi rapidement qu’on aimerait c’est pas simple.
    Personnellement j’entends beaucoup de personne me dire “alors tu te maries quand ?” ; “c’est pour quand les enfants” ou encore “dépêches toi d’avoir des enfants” … C’est dur a vivre.
    Je connais beaucoup de femmes qui sont passées par la même situation que toi, ou qui sont actuellement dans cette situation. Je pense leur envoyer rapidement ton article.
    Je suis contente que vous ayez réussis a avoir ce petit bout dans votre vie.

  13. Adèle
    13 octobre 2019 / 20 h 56 min

    Merci pour cet article .
    Mariée depuis août 2018 , nous sommes en essai bébé , octobre 2019 toujours rien ..
    J’ai appris en cours de route que je souffrais de SOPK , sous médicaments pour avoir des cycles plus réguliers .. acide folique et j’en passe . Je sors de mois de souffrance ou comme toi je pleurais à chaQue annonce de grossesse autour de moi , ou je pleurais à chaque test négatif pour quelques jours de retard .. et depuis 2 mois j’ai toujours aussi mal mais je ne pleure plus.. je me dis que la vie fera le nécessaire et que si jamais je me tournerais vers d’autres moyens .. mais ce n’est vraiment pas facile. J’espere que 2020 m’apportera le plus grand des bonheurs . Et réalisera mon rêve ultime celui de devenir Maman.
    Encore une fois merci pour ces mots ..

  14. Claire Moreau
    13 octobre 2019 / 20 h 58 min

    Coucou Josephine.
    Merci pour cet article emouvant et au final qui touche de plus en plus de couples… .
    Nous sommes également passés par des moments difficiles.
    1 an 1/2 d’essais puis 1 ans 1/2 en Pma. J’ai réussi a tomber enceinte de jumeaux mais le cœur d’un des deux bébés s’est arrêté à 4 mois de grossesse. Maintenant, j’appréhende l’accouchement (mon terme est pour fin novembre) car le “bébé” dont le cœur s’est arrêté est toujours dans mon ventre et je l’expulserai lorsque j’accoucherai de ma petite puce.
    Pour rvenir à ton article au début, j’étais comme toi j’appréhendais les discussions sur les enfants et comme toi je répondais “on a le temps”, “on préfère profiter”,… Maintenant, j’appréhende la question “comment s’est passé ta grossesse ?”. Au début, je répondais “bien” avant d’aller fondre en larmes dans une autre pièce. Maintenant, j’arrive à peu près a en parler avec les personnes qui me posent la question sans pleurer. Je pense donc que faire une fausse couche n’est pas tabou mais c’est un deuil à faire et donc il est difficile pour les couples d’en parler.
    Encore merci pour ton article qui n’a pas dû être facile à écrire (je suis en larme rien qu’en t’écrivant ce commentaire).
    Claire.

  15. Mélanie
    13 octobre 2019 / 20 h 59 min

    En plein projet bébé depuis plusieurs mois maintenant, je me retrouve dans ton article… Difficile de se réjouir de l’annonce d’une grossesse sans penser à notre situation personnelle. Se dire que ça n’arrive qu’aux autres et que nous n’aurons jamais droit à ce bonheur là.
    Merci pour cet article, tu as posé les mots justes.
    Je suis, sincèrement, ravie pour vous et je vous souhaite énormément de bonheur tous les 3.

  16. Gabrielle
    13 octobre 2019 / 21 h 02 min

    Que dire… j’ai pleuré tout le long de ton article. Pourtant je ne suis moi même pas passée par la, je fais partie de celles qui disent justement « on ne pensait pas que ça arriverait si vite ». Je le disais car je le pensais, car même si je n’ai pas vécu ton histoire avant d’essayer je savais que ça aurait pu être difficile, parfois ça l’est, parfois ça ne l’est pas, sans qu’on sache trop pourquoi. Et je comprends que tu me détestes. Et je trouve ton témoignage débordant de sincérité et essentiel, et moi aussi je voudrais qu’on brise tous les tabous autour de la maternité, pas seulement autour de tomber enceinte. Et qu’on arrête de se culpabiliser les unes les autres, parfois sans le faire exprès, juste à cause de ces tabous. Les filles enceintes ont le droit de partager leur bonheur, et celles qui n’y arrivent pas, ou qui en voudraient un mais pas monsieur, ou pour qui ce n’est pas le bon moment alors que leur corps en rêve, ont le droit de les détester. Et c’est normal de ne pas savoir quoi dire face à une personne qui ne vit pas la même chose. Bref, merci pour ce bel article et ta sincérité.

  17. Manon
    13 octobre 2019 / 21 h 04 min

    Les frissons et larmes aux yeux en lisant ton article… j’ai mis un peu plus d’un an et demi également a tomber enceinte.
    Ils y a très longtemps je décidais de prendre la pilule car j’etais Jeune mais surtout des douleurs abominables (le mot est faible) lors de mes règles. Je n’ai à l’epoque Fait aucun test pour l’endometriose.
    Puis je me suis mise avec mon copain, au bout de 5ans et un pacs on décide d’essayer. J’arrete Alors là pillule. plus d’ 1an passe… toujours rien… à part des douleurs lors des règles! Mais qu’est ce que j’ai fait d’arreter Cette pillule bordel!
    Puis là le comble. Ma meilleure amie de l’epoque Fait une IVG. (Encore heureux elle qui ne supporte pas les gosses!). Mais moi à côté, j’ai les nerfs! Je pleur! J’en ai marre…
    je me décide alors d’aller voir une gyneco et d’en parler, de faire l’irm Pour voir si j’ai une endométriose. L’irm Dit qu’il pourrait y en avoir une mais débutante…
    puis là.. miracle! C’est quand je me décide de faire les tests que bébé décide d’arriver! C’est en janvier que je l’ai appris. Et depuis fin août je suis l’heureuse maman d’une petite fille!
    Ma grossesse n’a pas été simple loin de la. Mais j’attend ton prochain article pour raconter
    Encore félicitations

  18. Marion
    13 octobre 2019 / 21 h 08 min

    Tellement, tellement courageux de poser de vrais mots sur ces maux. Je n’en suis pas encore à ce stade de ma vie, et pourtant étrangement cela me fait du bien de lire ton texte, peut-être parce que ça me libère de cette pression sociale du « il faudrait penser à avoir des enfants avant tes 30 ans ! ».
    On sait déjà le dénouement de tout ça et je suis si heureuse pour vous, j’ai hâte que tu nous racontes comment tu as vécu ta grossesse.
    Bisous à vous trois.

  19. Manon
    13 octobre 2019 / 21 h 17 min

    Les frissons et les larmes aux yeux. Voilà ce que j’ai eu en lisant ton article.
    Je m’identifie beaucoup à ton histoire. Cette difficulté à tomber enceinte et à supporter les gens et leur « réflexions » et les mêmes réponses que l’on peut leur donner…
    A mes 16ans j’ai décidé de prendre la pillule car douleurs abominables (le mot est faible) lors de mes règles. Mais à ce moment là aucun tests n’est fait pour détecter une possible endométriose…
    les années passent. Les règles sont stoppées pour ne pas avoir mal… puis un jour, un chéri, un pacs, de nombreuses années passées avec. Des projets.. bebe. Une pillule arrêtée, des douleurs insupportables et resté couchée les premiers jours de règles. Mais rien! Le comble.. ma meilleurs amie de l’epoque Fait une IVG.. Elle a droit de tomber enceinte alors qu’elle déteste les enfants au plus haut point et de décider d’avorter et moins qui en ai envi.. RIEN!
    Plus d’un an passe sans rien. Je me décide alors à aller voir un médecin surtout que j’ai mal! Trop mal putain!
    IRM passée. Rien de bien significatif. Il y a des éléments minimes mais pas suffisamment pour diagnostiquer une endometriose. Ça peut en être une mais débutante… tu parles…
    après 3 mois de rendez vous réguliers chez ma gyneco + différents tests le miracle arrive!!!! Plus d’un an et demi d’attente et on la vie me donne enfin quelque chose!
    C’est en janvier que j’apprend ma Grossesse! Et depuis fin août je suis l’heureuse maman d’une Petite fille.
    La grossesse a été un beau cadeau, très compliquée dans mon cas (mais j’en parlerai en commentaire sur ton prochain article ).
    En tout cas félicitations à toi et Adrien! Et bienvenue au petit Ange

  20. Brunet Maréva
    13 octobre 2019 / 21 h 21 min

    Un si bel article Josephine… On rentre vite dans ton histoire qui n’est pas toute rose mais qui montre ta force. Merci de ce partage qui procure beaucoup d’émotion et qui apporte une fin heureuse qui fait plaisir ! Tu mérites, vraiment, ce combat que vous avez gagné, c’est amplement mérité !
    Le début de ton article me correspond bien, avec cette idée de prévoir le bon moment, d’avoir un plan de vie… Nous venons de fêter nos 10 ans de relations, et pourtant nous allons avoir 25 ans. Et depuis des années les mêmes questions “Pour quand le mariage ?” “alors le bébé ? C’est pour quand ?” chaque semaine. Après 6 ans d’études, je viens enfin de trouver une stabilité d’emploi, et la pression pousse encore plus fort. “tu vas avoir 25 ans dans 2 mois, il serait temps d’y penser”. Nous, on est prêt depuis longtemps, mais hors de question de créer une famille sans stabilité pro et financière. Et puis, on a un chat depuis 4 ans c’est notre bébé a nous ahah. Mais j’ai egalement cette crainte chaque mois de me dire “il ne faut pas que je soit enceinte, ce n’est pas le moment” et d’un autre côté j’appréhende beaucoup le jour où on sautera le pas, et la peur d’avoir des difficulté à tomber enceinte tout en voyant notre age avancer…. La pression sociale ? La pression qu’on s’inflige nous même ?

    En tout cas bravo a vous, c’était donc une chouette nouvelle pour débuter 2019 ! Je t’embrasse.

  21. Manuelle
    13 octobre 2019 / 21 h 27 min

    Coucou, j’ai pleuré en lisant ton article. Nous n’avons pas eu trop de mal pour notre première fille. Par contre il a fallu 4 ans pour la deuxième.
    Nous sommes passés par les examens pour vérifier que tout allait bien. Ma gynéco m’a gentiment lâché un “on va se revoir très souvent” sans plus d’explications… on a commencé un traitement inefficace sur moi. On devait commencer les fiv mais je suis partie en formation un an à 400 km de chez moi.

    Le temps passait, ma fille me reprochait de ne pas être enceinte. Je n’y croyais plus. Puis il y a eu un décès d’une personne qui m’était chère, et je tombe enceinte 15 jours après. Comme on dit “une vie pour une autre”. Je ne l’attendais plus, je me suis même demandée si je le voulais ce bébé. J’ai gardé cette nouvelle pour moi jusqu’à la 1ere écho. Je voulais être sûre qu’il s’accroche.
    La grossesse a été très compliquée, l’accouchement et l’après aussi

  22. Cecilia
    13 octobre 2019 / 21 h 34 min

    Joséphine,
    Je suis depuis longtemps une abonnée “de l’ombre” mais ton article me pousse à t’écrire enfin et à partager mon histoire. J’ai mis plusieurs mois à tomber enceinte pour la première fois et j’ai également fait une fausse couche au bout de quelques semaines. J’ai découvert alors à quel point ce sujet est tabou. Nous sommes si nombreuses à passer par cette épreuve et pourtant, on le cache comme si c’était un échec dont on devrait avoir honte. Non. C’est un deuil, une peine immense, des douleurs physiques et psychologiques terribles. On a le droit d’aller mal, de ressentir l’injustice de la situation.
    Une fois que nous nous sommes sentis prêts à essayer à nouveau, je suis devenue obsédée par le moindre symptôme. J’ai pleuré aux annonces de grossesse et j’ai pleuré à l’arrivée de mes règles pendant encore quelques mois. Et puis, comme toi, n’y croyant plus, je suis restée stupéfaite devant deux traits bleus…
    Aujourd’hui je suis dans une situation inverse: une amie très proche traverse une période difficile puisque ses essais bébé sont vains depuis longtemps maintenant. Et bien qu’ayant été dans sa situation, je ne trouve pas les mots justes…
    Ton article est très juste et fort. Je te souhaite plein de bonheur avec ton petit bébé.

  23. Romane
    13 octobre 2019 / 21 h 59 min

    Tes mots sont tellement justes. Je ne suis pas dans le projet d’avoir un enfant. Mais je connais qqn qui a du mal à «les garder» comme elle dit. Et même de mon côté quand je parle du fait que je vois trop de copines tomber enceinte, que moi, «moins j’en vois mieux je me porte», je pense à elle qui aimerait en avoir et qui n’y arrive pas, et je me sens coupable aussi de le lui rappeler.
    Je trouve très honnête de ta part de partager ton parcours et je suis heureuse pour toi que tu aies réussi à finaliser ce projet, qui en ouvre en fait un autre.
    Je te souhaite tout le bonheur du monde avec ton petit bout.

  24. Curlicorne
    13 octobre 2019 / 22 h 03 min

    Hello jolie Maman. J’ai pleuré. Ça fait peu de temps que nous essayons mais depuis 4 mois je mise beaucoup trop d’espoirs sur le retard de mes règles qui ne sont pas du tout réglées au jour près. Plus on avance, moins j’y crois et je commence peu a peu à ressentir toutes les choses que tu as énoncées ici. Alors oui, en moyenne, il faut 1 an. Mais quand on rêve de ce moment depuis 5 ans et qu’on se donne enfin tous les moyens pour que ça arrive, pourquoi ça devrait etre si long ? Je n’ai pas de réel problème utérin même si j’ai des cycles de 45 jours voire 50. Mais je me suis toujours posé la question “et si j’étais stérile ? Et si je ne pouvais pas être maman ?”. Après tout, on ne peut pas le savoir avant d’essayer. Je vous souhaite, encore une fois tout le bonheur du monde à vous 3.

  25. Cecile
    13 octobre 2019 / 22 h 04 min

    Merci beaucoup pour ce bel article. J’aime toujours autant te lire.
    Félicitations à vous deux
    Cecile

  26. Mona
    13 octobre 2019 / 22 h 19 min

    Quel article !! J’avoue avoir beaucoup moins le réflexe de venir lire ‘des articles sur les blogs. Mais là, vraiment un bel article qui se lit d’une traite ! Hâte de lire la suite !

  27. PaulineDouceur
    13 octobre 2019 / 22 h 21 min

    Coucou, Ton article me fait tellement du bien, chacun de tes mots, je le vis, chacun de tes passage j’ai l’impression que ses mes mots.. J’attends cette bonne nouvelle, celle qui ont espére tiendra cette fois.. Mais je garde espoir.. Mais tes mots me font du bien, ne jamais perdre espoir ça nous arrivera à nous aussi.. Merci pour cette jolie lecture ! Je te suis depuis tellement longtemps, que j’ai la nette impression d’avoir le même parcours que toi ..
    A bientôt !

  28. Apolline
    13 octobre 2019 / 22 h 30 min

    Joséphine, Joséphine… Tu sais à quel point ton article résonne/raisonne en moi.
    À quel point je sais ce que c’est de HAÏR la moindre femme enceinte. Qui se plaint de ses nausées alors que toi tu donnerait tout pour vomir tout ce que tu peux.
    Merci de libérer la parole.
    Belle, belle vie à toi. <3

  29. Mon Jardin d'hiver
    14 octobre 2019 / 5 h 18 min

    Tétée de la nuit,… En attendant que mon bout de chou dorme, je lis ton article et me retrouve quelque part dans ton récit.

    Nous aussi nous avons attendu le bon moment. A 31ans on saute enfin le pas, j’arrête la pilule et en route vers l’inconnu. Mais ca n’est pas rapide. Les premières règles, les premières déceptions….
    Garder l’espoir car a meilleure amie a mis plis d’un an an pour tomber enceinte mais garder en tête qu’elle a eu recours à la PMA…

    Je finis par aller voir ma gyneco, une femme froide sans tact quo m’annonce qu’à mon age je rentre dans la catégorie des “grossesse gériatrique” ( oui oui sans déconner !). Elle nous prescrit des examens en nous disant que ” si vous ne tombez pas d’ici 3 mois il faudra les passer…” Ce que l’on fait 3mois plus tard.

    Armée de nos résultats, je retourne la voir et le verdict tombe…. Infertilité, il va falloir attaquer le protocole de PMA… Elle me tend un document pour la Secu… Demande de prise en charge du traitement contre l’infertilité…. “ne commencez pas le traitement avant la confirmation de prise en charge”. Cette femme n’a pas de cœur, elle me dis ça comme tu commandes une baguette en boulangerie, comme si tout était normal, comme une banalité sur le temps s’il fait !

    Je suis détruite psychologiquement. Je pleure beaucoup et culpabilise… Pourquoi avoir attendu la trentaine ? Avoir voulu avoir un emploi stable, une situation avant d’envisager de faire un enfant ? Et ce mot qui revient sans cesse… “gériatrique” un gros mot pour dire que j’ai une date de péremption…
    Je me fais violence et j’envoie le papier mais même après l’accord, je ne m’ y résoud pas… Je trouve des excuses… “je suis malade… c’est bientôt les fêtes…” etc. Mais plus aucun espoir de tomber enceinte naturellement…

    Avec mon chéri, on en discute beaucoup, ca me ronge. Et j’essaie de ne plus penser au projet bébé, puisque je ne suis pas apte a créer la vie seule.

    Et puis…. Et puis ce retard de règle début janvier, cette réflexion de mon homme qui me dit “c’est bizarre non tu es réglé comme du papier a musique”. Ce doute qui s’installe et le test positif auquel je ne veux pas croire… Là prise de sang qui confirme tout et nous qui n’arrivons pas à réaliser.
    Elle avait pourtant dit que ce n’était pas possible, l’horrible femme en blouse blanche… Que je ne pourrais pas, que nous n’étions pas compatibles et pourtant !

    Nous avons attendus plus de trois mois pour l’annoncer, et nous avons retenu notre respiration a chaque prise de sang, a chaque échographie pour etre sûrs que tout allait bien. Nous avons tardé a faire la chambre mais ca y est. Comme tu le sais depuis septembre bébé est là….

    Voilà, mon petit chat s’est endormi, je retourne me coucher et te remercie pour cet article. D’avoir mis des mots sur un mal de société courant qui nous culpabilise tellement !

    Bises a vous trois

  30. Julie
    14 octobre 2019 / 17 h 52 min

    Ca fait maintenant + d’1 an qu’on est en essai et toujours rien…. On est allés chez notre médecin pour savoir s’il y a des examens à faire. Elle a été super, très rassurante, nous dit qu’il faut attendre 2 ans avant de vraiment s’inquiéter mais a quand même voulu nous prescrire des analyses et echo pour nous éviter de repartir sans rien.
    Je ne suis pas atteinte d’endométriose ou de sopk, mais j’ai 38 ans, je commence serieusement à compter les années et plus les mois passent avec leurs échecs plus je me dis que les chances s’amenuisent.

    J’essaie de ne pas me focaliser dessus mais comme tu le dis, comment ne pas y penser alors qu’on a l’impression de voir des signes positifs et qu’on ne peut pas s’empecher de les chercher ces foutus symptomes, puis y a cet acide folique chaque matin qui ns le rappelle, puis le décompte des jours fertiles… Et d’un autre coté je me dis qu’il y a ttes ces personnes qui y arrivent après des mois et des mois comme ça, sans s’y attendre, ces amis pour qui ça a marché après des années au moment où par dépit ils ont rempli la demande d’adoption. Et après je pense à ce couple que je connais et qui a du finir par adopter après des années d’attentes et je me dis que c’est pas un cas isolé et que si ça a pas marché pour eux, pourquoi ça marcherait pour nous.

    Le plus compliqué étant effectivement d’avoir l’impression que le monde entier fait des enfants alors que toi t’y arrive pas. Oui je ne supporte plus de voir des femmes enceintes ou avec leur nouveau né. Oui je ne peux pas m’empecher de penser “et bordel, c’est quand mon tour”.

    Je travaille avec des enfants à problèmes et ça me rend d’autant plus dingue que je me dis que leurs parents qui sont pas fichus de s’occuper d’eux correctement n’ont eu aucun souci à les avoir et je me demande pourquoi c’est si facile pour ces personnes qui au final en ont pas gd chose à foutre de leurs gosses.

    Ce mois ci, je remarque que je n’ai aucun symptome pré-menstruel (chose qui ne m’arrive jms), j’essaie de faire taire la petite voix qui me dit de peut etre y croire et de ne pas trop compter les jours, puis un jour de retard, puis 2, je me dis que j’attend le week end pour aller acheter un test, et juste avant le week end, voilà mes regles, sans prévenir. Je n’ai jms de retard, ce qui fait que ça a été d’autant plus dur à accepter, mais encore cette fois je me retrouve à pleurer sous la douche, à essayer de faire bonne figure (je n’ai pas envie de trop en parler pour ne pas avoir à supporter la pression de l’entourage “alors tjs pas enceinte?”), à me dire qu’il faut que je me prépare à ne jms avoir d’enfant. On va qd même aller faire ces satanés analyses même si je n’ai plus trop envie d’y croire.

    Félicitations à vous et merci pour cet article qui bien que difficile car il me renvoie mes difficultés et angoisses en pleine tête, fait aussi du bien dans le sens où on se sent moins seule 🙂

  31. Vanessa
    14 octobre 2019 / 18 h 20 min

    Hello Josephine,
    Déjà commenté sur Instagram, cet article je ne peux que me reconnaître dedans.. Ce sentiment de honte qu’on ressent quand on y arrive pas, l’envie, la jalousie, la colère, et l’agacement.. Que je ressens encore aujourd’hui quand je lis des inopcies sur la conception ou la maternité.
    Aujourd’hui, je suis une maman comblée de 2 enfants, au bord du baby blues, je sais a quel point cela a été dur et je remercie la PMA d’avoir pu exaucé ce voeu si cher a nos cœurs. Maintenant pour moi, il va falloir faire le point sur cette endometriose, peut-être d’autres combats a mener encore…
    Merci encore et félicitations a vous deux

  32. Emma
    14 octobre 2019 / 19 h 53 min

    Bonjour Joséphine ton article est très bien écris et ça explique vraiment ce que nous les femmes ont ressent au quotidien.
    Je suis en couple avec une femme histoire totalement différente mais nous aimerions connaître le bonheur de devenir mère un jour peut être .
    En tous cas merci pour ton article si bien écrit et tellement vrai !
    Profite à fond de ces moments si précieux !

  33. Sabyloute
    14 octobre 2019 / 20 h 09 min

    2 ans et demi d’attente.

    La première année, pas de stress…mais l’attente d’une surprise tout simplement.
    Et puis le questionnement arrive, …en vouloir à mon compagnon, m’en vouloir de lui en vouloir …de quelquechose auquel il ne pouvait finalement rien!

    Et puis le désespoir….
    C’est foutu, …bientôt 36 ans. La quanrantaine approche, et ce temps qui file toujours plus vite.
    L’idée qu’on nous martelle : qu’avec l’âge, la fertilité décroît… La pression de l’entourage. L’idée de refaire sa vie qui nous traverse ?
    Mon couple a failli y passer tellement cette situation devenait insupportable à gérer. Mais l’amour est là, malgré tout. L’attachement est fort…
    La résignation

    Le noël entre copains où tout le monde ramène ses enfants et où tu te retrouves spectateur…
    à offrir des cadeaux aux enfants des autres !
    Dur de se réjouir pour les amis quand ça te bouffe de l’intérieur. Faire semblant parfois…

    Aujourd’hui je suis devenue la connasse qu’on laisse passer à la caisse. Je suis à 8 mois de grossesse et j’en ai les larmes aux yeux.

    Courage à toutes ces femmes qui se battent pour donner la vie.

  34. Haoinia
    14 octobre 2019 / 20 h 58 min

    Merci 1000 fois pour cet article !
    J’espère qu’il sera lu et relu pour que les gens arrêtent enfin leur fameuse phrase « alors c’est pour quand » « dépêchez vous hein »…
    j’ai si hâte que tu nous fasses d’autres articles, c’est si important d’avoir tous ces échanges !
    Encore félicitations pour votre beau bébé ! Merci encore !

  35. Plt
    14 octobre 2019 / 22 h 47 min

    Merci pour ce beau témoignage écrit avec le cœur, cel m’a beaucoup touché.
    Mon histoire n’est pas là même, mais ce que tu as ressentis pendant cette longue année, je l’ai vécu également pendant 8 mois et demi.
    Je sais qu’en sois 8 mois et demi ce n’est rien du tout, mais lorsqu’on est en plein dans les essais, et que toutes les autres étalent leur grossesse comme tu le dis si bien, là c’est plus compliqué…
    Mon désir d’enfant était si grand que cela me rongeait de l’intérieur , ma belle sœur et ma sœur sont tombées enceintes à la même période sans rien essayer et du premier coup… alors c’est vrai que dans ce genre de cas « ne pas y penser » c’est Franchement impossible !!! Heureusement que les forums existent car grâce à ça j’avais la sensation d’être moins seule.
    En tout cas je suis ravie pour vous deux, profitez de votre petite merveille autant que vous le pouvez <3

  36. Zoé
    15 octobre 2019 / 9 h 27 min

    Merci Josephine.
    J’ai appris mon endometriose l’année dernière, en changeant de gyneco. A l’examen digital, il a juste dit “Ah zut, y en a partout”. Et moi je ne savais pas de quoi il parlait.
    S’en est une longue discussion, et vu l’état de la maladie chez moi, le verdict : a l’arrêt de la pillule, j’aurai 8 mois pour concevoir avant de devoir passer par une PMA, pour ne pas endommager encore plus mon appareil digestif.
    Avec mon mari, on décide de s’y mettre, on met toutes les chances de notre côté : ostéopathe, compléments alimentaires, acide folique, tests d’ovulation…
    Bref, aujourd’hui, il nous reste 6 mois.
    Alors à vous, les filles pour qui c’est tellement moins difficile, prenez soin de nous. Parce que c’est tellement tabou tout ça que beaucoup de gens s’éloigne ou trouve qu’on dramatise, qu’on exagère.
    Et pour celles qui sont dans la même galère que moi, je vous souhaite beaucoup de bienveillance envers vous-même, rien n’est notre faute, soyez fortes.

  37. Sophie
    15 octobre 2019 / 19 h 20 min

    Juste merci, tes mots résonnent tellement pour moi. Plus de 2 ans d’essai et une fausse couche en février, mon Dieu, que ça fait du bien de ne plus se sentir seule ! Je ne commente jamais rien sur des blogs ou sur internet, je ne m’étale donc pas plus sur ma situation, mais je voulais sincèrement et du fond du cœur te remercier ❤️

  38. Lefebvre
    15 octobre 2019 / 21 h 26 min

    Bonjour Josephine, ça fais du bien de voir cette article. Ça fais 2 ans et demi qu’on essaie avec mon homme de faire ce bébé qui sera la moitié de nous.
    On nous a dis que c’était Mr le soucis et au final, il se révèle que c’est moi, j’ai le syndrome des ovaires polykystique. Alors oui des amies qui ont ça ont eu des bébés sauf qu’elle avait leurs règles et pas moi.
    Le centre de pma n’arrete pas de dire vous êtes jeunes, faut perdre du poids parce que oui certains voir 90% des gygy ont contre l’obésité.
    Alors pendant 1 ans et demi tu fais les procédures, les rapports programmé et rien. On programme une opération, qui 4 jours avant sera annulé parce que j’ai pas perdu de poids…. J’ai perdu 13kg au début et repris 5 avec les hormones.
    Alors à chaque grossesse, j’ai de plus en plus de mal à être heureuse, à me sentir coupable d’être jalouse.
    Alors faut y croire car y a des expériences comme les tiennes qui nous aide tenir bon donc merci de parler de tout ça. Longue vie à vous 3 ❤️

  39. Olivia
    16 octobre 2019 / 19 h 31 min

    Coucou Joséphine !

    Tout d’abord félicitations à vous deux pour cette merveilleuse nouvelle ! Je ne vous connais pas personnellement mais je te suis depuis des années et je suis tellement heureuse de ce qu’il vous arrive !
    J’ai lu ton article dans la salle d’attente de ma gynéco et il a tellement raisonné en moi !
    Avec mon mari cela fait 6 mois que nous sommes en essais bébé. Je n’étais pas inquiète car je savais que cela pouvait mettre un peu de temps. Seulement je suis quand même allé consulter une gynécologue car je ne retrouvais pas de cycles réguliers (alors que j’avais arrêté la pilule il y a 3 ans par choix) et j’avais parfois plusieurs mois sans règles… Après quelques examens sanguins et une écho des ovaires le verdict tombe. Je suis en pré-ménopause ou insuffisance folliculaire… Entendre ça à 27 ans c’est dure! Je suis restée scotchée sur ma chaise ! Moi qui ai un désir de maternité si puissant ! Il fallait que ça m’arrive a moi ! Je sais que je ne suis pas seule, que beaucoup de femmes souffrent d’infertilité… Je me suis sentie vieille d’un coup !
    Autour de moi ça tombe enceinte de partout : amies, famille.. Et les gens commencent à nous poser la question ou à nous faire cette remarque : C’est vous les prochains maintenant ! C’est vrai quoi, cela fait 3 ans que nous sommes mariés et toujours pas de bébé à l’horizon… Culpabilité, frustration, tristesse rythment mon quotidien. Je ne supporte plus les nouvelles annonces de grossesses et pourtant je continue à me faire du mal en regardant mon fil d’actualité instagram qui se rempli de ce genre de nouvelles…
    Aujourd’hui ma gynéco me propose un protocole FIV car “mon temps est apparemment compté!” ainsi qu’une préservation ovarienne si jamais je souhaite plusieurs enfants… Je suis complètement perdue et chamboulée.
    Je te remercie pour ton article qui m’a tout de même fait du bien. Nous ne sommes pas seules même si c’est très dure.
    J’essaie de faire le deuil de tomber enceinte naturellement et de garder espoir.
    J’espère qu’un jour j’aurai la chance également de devenir maman.

    Gros bisous à vous 3.

    • Claire
      16 octobre 2019 / 20 h 05 min

      Coucou.
      Ne perds pas espoir ! J’étais exactement dans le même cas que toi avec en plus Mr qui a 95% de spermatozoïdes atypiques. Nous avons eu recours à des Fiv icsi. Ça a été long mais au bout d’un an et demi ça a fonctionné ! Je suis actuellement de plus de 8mois.
      Donc on se motive et on fait confiance aux médecins et tu vas voir ça va venir !
      Claire

  40. Fiona
    17 octobre 2019 / 17 h 15 min

    Merci pour ces mots très justes.
    On en a déjà parlé, j’ai eu la chance de tomber enceinte le cycle après ma fausse couche. C’est une chance c’est certain mais les craintes sont là maintenant. Je ne suis qu’à 1 mois de grossesse alors je prends mon mal en patience et espère de tout mon cœur que cette grossesse se déroulera à merveille.
    Courage à toutes celles qui sont en essais

  41. Cha
    22 octobre 2019 / 12 h 42 min

    Merci pour cet article !
    Ici on est en train de passer des examens suite à 2 fausses couches.
    Hier on a eu l’annonce d’une grossesse parmi nos proches, la première annonce dans notre cercle proche depuis les fausses couches. Qu’est-ce que je me suis sentie mal : un gros sentiment d’injustice, un peu de jalousie aussi il faut bien l’admettre, et une grosse dose de culpabilité. Je culpabilise de ne pas être pleinement heureuse pour eux.
    Mais j’avais lu ton article la semaine dernière, et si tu savais comme ça m’a fait du bien de voir que je ne suis pas la seule à ressentir ça ! Merci Joséphine, merci sincèrement de partager ton expérience !

  42. Maroua
    23 octobre 2019 / 16 h 15 min

    Hello Joséphine !
    Lire ton histoire me touche beaucoup, et résonne en moi d’une manière différente, mais fortement tout de même. Je veux plutôt parler de la pression sociale derrière tout ça.
    J’ai aujourd’hui 26 ans et mon mari en a 31, nous sommes jeunes mariés. Notre histoire est assez atypique, en effet, nous sommes ensemble depuis 10 ans. J’avais 16 ans, il en avait 21. Pas facile à accepter pour nos familles, pas facile non plus à vivre au quotidien pour nous deux, surtout qu’il travaillait déjà alors le fossé était parfois encore plus grand, d’autant plus que je n’ai fini mes études que l’année dernière.
    Au début de notre relation, aucune pression sur les enfants. Tant mieux on pourrait dire, mais c’était le contraire en fait. La pression était autre part. Effectivement, ma famille avait si peur que je ne continue pas mes études, que je tombe enceinte jeune et que je n’ai pas une vie de jeune femme de mon âge comme le dicte la société, que le sujet était tabou. Nous avions toujours des allusions “prenez votre temps hein” “faites attention quand même” “profite de la vie tu sais !”. Je n’étais pas débile et inconsciente. J’étais heureuse et folle amoureuse mais je savais que mes rêves de vie n’était pas compatible avec une grossesse si jeune. Je ne faisais pas les choses sur un coup de tête. Je savais ce que je voulais, ce que nous voulions. Et nous voulions avoir des enfants, mais plus tard, quand je serai diplômée, quand nous serions installée. Bref, je voulais, malgré cette relation où nous avions des âges différents donc des envies différentes, à des moments différents, prendre mon temps sur ce sujet là et m’écouter. Je ne voulais pas avoir un enfant pour faire plaisir à mon chéri et lui était bien du même avis que moi. Il avait toujours été catégorique sur le sujet : “je t’attendrai, un enfant ça se fait à deux, et pas à un seul parent le désirant”
    Passée cette époque où j’étais très jeune et où notre entourage plus âgé n’évoquait pas de grossesses par peur que “ça lui donne des idées et des envies” est arrivée l’époque du “tout de même tu pourrais faire ça pour lui”. Nous étions passé de l’autre côté de la force. Celle où, pour faire plaisir à mon mari qui était plus âgé et qui était à un âge où ses amis commençaient à avoir des enfants, je devais moi, décider d’aller à l’encontre de mes envies, pour lui. Où je devais “assumer” d’être avec un homme plus vieux, donc suivre ses envies et non les miennes, les nôtres mêmes, quitte à avoir un enfant pas vraiment épanoui puisque désiré à demi. Car, selon moi, un enfant désiré par un seul des deux parents, c’est atroce et je refusais que mes enfants subissent ça.

    Et tout ça ça m’horripile. Selon eux, c’est tout ou rien. D’un côté je suis trop jeune je ne peux pas “gâcher ma vie” comme ils disent, en ayant un enfant. Et de l’autre côté, je devrais penser à mon mari qui selon eux encore, veut un enfant.
    Et si on faisait comme on voulait ? Et si on avait eu envie d’avoir un enfant quand moi j’étais beaucoup plus jeune, puisque nous étions indépendants financièrement, en quoi ça les concernait ? Et si on décidait de ne pas en avoir maintenant et que lui serait père plus tard, pour attendre que mon envie à moi soit entière et non “pour faire plaisir” ou “pour penser à lui” ? Et si on décidait tout simplement de ne pas en avoir ? Et si on vivait notre vie ? Tout simplement.

    Nous nous sommes mariés l’année dernière, heureusement tout n’était que bienveillance et amour, émerveillement et fierté devant notre couple qui a tenu malgré la différence d’âge à des périodes critiques et malgré les années. Mais, bien évidemment, quelques remarques “et alors un petit loup pour bientôt non ?”
    Et ben vous savez quoi ? Vous avez perdu. Vos remarques ne viendront pas entacher nos envies, nos désirs, notre vie. Ce petit loup il viendra. Ou pas. Parce que peut-être que sans lui on sera bien. Peut-être qu’on arrivera pas à l’avoir. Peut-être que ce sera difficile. Peut-être que nous n’aurons jamais d’enfants. Mais non, on ne vous écoutera pas. Non, nous n’essaierons pas d’avoir un enfant juste parce que vous me dites “que ce serait bien pour ton mari quand même”. Et non, ce n’est pas en faisant un enfant si moi je ne suis pas prête que je viens “penser à lui”. Mon chéri est heureux avec moi. Heureux dans notre vie. Et rien ne le rendrais plus malheureux que de me voir dans un rôle qui ne me correspond pas, dans lequel je ne me sens pas à ma place aujourd’hui.

    C’est ma vie. C’est la sienne. C’est notre histoire. Et c’est pas la votre. On l’écrit ensemble, on ne décide pas de tout, mais ce qu’on peut décider, ce n’est pas vous qui l’influencer.

    J’en profite aussi pour te féliciter pour ce petit chat, pleins de bonheur à vous 3. Et merci pour ce témoignage, très touchant, et qui résonne pour chacun de manière différente 🙂

    P.S.: le texte est un peu décousu, je m’en excuse, l’émotion prend le dessus aussi haha

  43. Emy
    24 novembre 2019 / 21 h 58 min

    Juste un mot a te dire et redire, Merci merci, merci, merci, merci et merci.
    J’ ai le même ressenti de tout ce que tu écrit et j avais peur d être là seule dans ce cas. Ton texte fait du bien au moral je me sents mieux en le lisant et je ne culpabilise plus d avoir des fois un comportement détestable vis a vis des femmes enceintes ou en entendant des phrases énervantes.
    Merci.

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